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La tonalité de la soirée
électorale
fut ainsi donnée par ces deux « surprises », qui
dominèrent également
les lignes éditoriales de la presse écrite du lendemain.
Pour la
majorité des Français, la messe du 1er tour était
dite : forte
participation et maintien surprise de l'UMP. Pourtant, dès le
mardi,
puis tout au long de la semaine, des informations d'une toute autre
tonalité ont commencé à se faire jour. Des
informations capitales dont
ont été privés la grande majorité des
Français, qui n'ont porté
attention à ces élections que le dimanche soir ou dans la
presse écrite
du lundi.
Ainsi,
il a
fallu attendre le
vendredi, ce qui ne s'était jamais vu depuis la dernière
guerre, pour
enfin connaître les chiffres officiels de la participation.
Surprise :
il n'est plus du tout question d'une hausse mais d'un effondrement
historique : jamais depuis 1959 la participation n'avait
été aussi
basse : 66,54% au total et 61,07% dans les communes de plus de 3500
habitants. Dans la capitale, c'est même 43% des électeurs
qui ont
refusé d'aller voter.
Les
étranges innovations électorales du ministère de
l'intérieur
Que s'est-il
passé le soir de
l'élection pour que l'information et la perception de la
situation
politique réelle soient ainsi faussées ?
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Un
début de réponse nous a été donné
par un article
stupéfiant du journal le Monde. On y apprend les causes de la "panne" : «
Les résultats ont d'abord parcouru le chemin traditionnel : les
mairies
les ont envoyés, par téléphone ou par fax, dans
les préfectures, qui
les ont communiqués via un système Intranet au
ministère. "La synthèse
s'est faite tout à fait normalement" (…) Mais les serveurs,
hébergés
par une société externe, dont le ministère n'a pas
voulu divulguer le
nom, se sont écroulés à plusieurs reprises. »
En
clair, cela signifie :
* d'une part que les serveurs du ministère de l'intérieur
ne sont pas gérés par les fonctionnaires habilités
à cette fin mais par "une société externe"
* d'autre part que le ministère de l'intérieur refuse de
communiquer l'identité de la société qui a
désormais la haute main sur les élections
françaises.
Ce n'est pas
tout
: «
Le système étant engorgé, les services de
l'intérieur ont dû ressaisir les résultats. Le taux
de participation définitif n'a été établi
que lundi après-midi. Le prestataire, qui avait traité
les élections présidentielle et législatives de
2007, utilise "ce que l'on peut trouver de plus puissant", assure
Bertrand Maréchaux, directeur des systèmes d'information
du ministère. (…) M. Maréchaux confiait, lundi soir,
n'avoir toujours pas trouvé "de véritable explication
technique". Mme Alliot-Marie, rompant avec l'habitude de la
plupart de ses prédécesseurs, s'est refusée
dimanche à toute apparition publique pour donner les
résultats et s'est contentée d'un communiqué
diffusé à 23 h 13. »
En clair cela signifie :
* que le mystérieux prestataire privé a eu
également la haute main sur les présidentielles et les
législatives, premières élections
françaises où étaient utilisées les
machines à voter, qui, elles aussi, suscitent de nombreuses et
justifiées interrogations.
* et que le directeur des systèmes d'information du
ministère de l'intérieur avoue n'avoir reçu aucune
explication de ce mystérieux prestataire extérieur.
Qui est la
mystérieuse société qui produit désormais
les résultats électoraux français officiels ?
Est-il
normal et
sain pour la démocratie que le ministère de
l'intérieur garde le silence sur l'identité de la
société prestataire qui gère désormais nos
résultats électoraux officiels ?
Pour l'UPR,
la
réponse est non. Nous avons donc décidé d'en
savoir plus, ce qui n'est pas très difficile puisqu'un simple
logiciel gratuit "whosip.exe" permet à tout internaute de
découvrir le pot aux roses.
(télécharger
whosip ici, copiez-le dans C: puis, dans Accessoires > Invites
de commandes > tapez cd\ > Enter puis : whosip
www.interieur.gouv.fr > Enter )
Vous obtiendrez ce
résultat
autant spectaculaire que révoltant, s'agissant du
ministère de l'intérieur de la République
Française :
WHOIS Source: ARIN
IP
Address: 8.12.199.126
Country: USA - Colorado
Network
Name: LVLT-ORG-8-8
Owner
Name: Level 3 Communications, Inc.
From
IP: 8.0.0.0
To
IP: 8.255.255.255
Allocated: Yes
Contact
Name: Level 3 Communications, Inc.
Address: 1025 Eldorado Blvd., Broomfield
Email: ipaddressing@level3.com
Abuse
Email: abuse@level3.com
Phone: +1-877-453-8353
Fax:
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Sauf erreur, cela signifie, en clair, que "le système
intranet" du ministère français de l'intérieur est
hébergé par la société américaine
LEVEL 3 COMMUNICATIONS, situé à Denver, Colorado, USA.
Résumons :
1. La
soirée
électorale, donc l'élément décisif de la
campagne du second tour, a été complètement
faussée par une panne informatique.
2. Contrairement
à ce que tous les Français croient, le ministère
de l'intérieur ne gère pas lui-même les moyens
nécessaires à la production des résultats
électoraux officiels, ayant force de loi.
3. Ce travail
décisif pour la démocratie française est
confié non seulement à une société
privée, mais, mieux encore, à une société
américaine, LEVEL 3 COMMUNICATIONS
4.
Vérifications
faites à partir d'informations ouvertes disponibles sur
Internet, cette importante société américaine se
trouve avoir des liens très étroits avec les deux
principaux partis politiques américains, le Parti
Républicain et le Parti Démocrate, qu'elle finance l'un
et l'autre avant chaque élection présidentielle (cliquez
ici)
5. La
société en question n'a fourni aucune explication sur la
panne. Personne n'est donc en mesure de garantir que cette panne n'a
pas été volontairement provoquée, à la
demande d'un mystérieux commanditaire, pour aboutir aux
résultats faux de dimanche soir. Circulez, il n'y a rien
à voir !
6. Mis à
part
l'article du Monde, aucun média ne s'est interrogé sur ce
grave et troublant dysfonctionnement qui entachent le résultat
officiel des élections. Personne ne s'interroge non plus sur la
fiabilité et les contrôles réels de l'ensemble
"machines à voter + serveurs hébergés par la
société américaine LEVEL 3 COMMUNICATIONS" qui a
également produit les résultats des
présidentielles et des législatives.
7. On nous
présente un scénario rocambolesque à base de
« serveurs qui s'écroulent » puis « d'adresse
de délestage ». Mais ce scénario ne tient pas la
route une seconde pour qui connaît un minimum l'informatique :
collecter les votes de 25 millions d'inscrits, préalablement
centralisés dans une centaine de préfectures, c'est bien
le minimum que doit pouvoir faire n'importe quel serveur informatique
bon marché. Du reste, on n'a pas attendu mars 2008 pour
gérer ce type de situations et les Français ont connu
suffisamment de soirées électorales
télévisées depuis 40 ans pour savoir que la
collecte des résultats ne posait aucun problème par le
passé, avec des ordinateurs pourtant infiniment moins puissants
que de nos jours. Comme par ailleurs le ministère précise
avoir recours à "ce qu'on peut trouver de plus puissant", on est
en droit de se poser de très graves questions sur la cause
réelle de la « panne ».
8. Nous voudrions
également comprendre pourquoi un gouvernement qui nous rebat les
oreilles avec son soutien à l'économie numérique
juge préférable d'avoir recours aux services d'une
société étrangère pour résoudre un
problème bête comme chou, et parfaitement bien
résolu depuis des décennies, qui est la simple collecte
des résultats électoraux transmis par la centaine de
préfectures françaises.
9. Nous voudrions
enfin
comprendre pourquoi la France, qui est capable de mettre au point des
armes thermonucléaires par des simulations informatiques
extraordinairement sophistiquées, qui a été choisi
internationalement pour développer le centre de recherche sur la
fusion atomique ITER serait incapable de gérer par
lui-même l'addition des votes de ses électeurs.
Conclusion :
Il n'est pas
tolérable qu'une société américaine
produise, on ne sait comment, ce que le peuple français est
censé devoir accepter comme l'expression suprême de la
souveraineté populaire. Cette procédure est d'autant
moins admissible qu'elle s'accompagne de la mise en place, en nombre
croissant, de "machines à voter" électroniques qui
produisent des résultats dont l'opacité suscite la
défiance d'une écrasante majorité de nos
concitoyens.
Rien ne serait plus grave pour la démocratie et plus
périlleux pour la paix civile en France si une suspicion
généralisée devait désormais se porter sur
la véracité des résultats annoncés à
l'issue de toutes nos élections.
Nous exigeons donc de revenir à la situation antérieure,
qui donnait toute satisfaction sans soulever les moindres
soupçons. Le ministère de l'intérieur doit obtenir
et rendre publiques les explications de son prestataire
américain, puis rompre immédiatement ce contrat.
L'Union Populaire Républicaine envoie le présent texte
à l'ensemble des députés et sénateurs de la
République, et leur demande que soit créée une
commission d'enquête parlementaire sur cette question d'une
exceptionnelle gravité.
Nous leur demandons aussi que soit déposé, le plus
rapidement possible, une proposition de loi interdisant toute
intervention de sociétés privées dans les
opérations électorales, ainsi que tout usage des machines
à voter.
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