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4.
Le député communiste Chassaigne dépose le seul amendement
réellement protecteur pour les consommateurs, donc
euro-incompatible.
Soudainement plus ambiguë, NKM ne le soutient pas, ce qui aurait
été cohérent,
elle "s'en remet à la sagesse de l'Assemblée pour le
vote". Faute
d'un nombre suffisant de députés UMP au moment du vote,
l'amendement est
adoptée. La presse en conclut immédiatement que ce serait
la secrétaire d'Etat
qui en serait responsable.
5.
En seconde lecture au Sénat, l'amendement Chassaigne est
vidé de sa
substance. La loi finale est parfaitement compatible avec la directive
européenne et la volonté de la firme Monsanto (c'est la
même chose). La France
n'aura plus à faire jouer de clause de sauvegarde, les
Français mangeront donc
des OGM sans le savoir, que cela leur plaise ou non.
6.
Nathalie Kosciusko-Morizet est rappelée à l'ordre par le
Premier ministre
et le Président de la République et privée de
voyage au Japon.
7.
Immédiatement sortent des sondages d'opinion
révélant un boom de la
popularité de la secrétaire d'Etat : 78% des
Français lui donneraient raison.
Elle reçoit les soutiens de Greenpeace, de José
Bové, etc.
Epilogue
Ce
matin, NKM est invitée sur BFMTV pour faire la promotion du
texte final.
Quand Jean-Jacques Bourdin pose la bonne question : "Pouvez-vous me
garantir qu'avec votre loi (ndlr : le texte final, sans
l'amendement
Chassaigne), je pourrais manger sans OGM ?"
NKM
répond : "Ce texte, il est
vraiment bien..."
Pas
satisfait de cette "non-réponse", J.J. Bourdin repose sa
question :
NKM
: "Ce texte, il est vraiment bien, mais dans le
cadre de la
directive européenne 2001-18." Elle a ensuite le
courage d'expliquer - à
mots couverts et choisis - que ladite directive permet aux
distributeurs de
vendre des produits contenant des OGM sans le mentionner sur
l'étiquetage. En
réalité, la directive IMPOSE aux états-membres
cette "liberté"
laissée aux distributeurs de faire manger des OGM sans qu'ils ne
le sachent à
ceux qui n'en veulent pas.
Interrogée
sur le "formidable lobbying" qu'auraient subi les
parlementaires français elle botte très adroitement en
touche :
"Le lobbying pose plus
de problèmes à Bruxelles, parce qu'il s'exerce
en amont, sur les directives". Là, on ne peut que
lui donner raison :
comme les députés français sont réduits
à avaliser les textes européens, les
lobbys seraient bien dépensiers de les corrompre massivement,
puisqu'ils ne
servent plus à rien ! En bons gestionnaires, ils concentrent
leurs efforts sur
l'omnipotente Commission européenne !
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